Une ligne par jour
J'ai longtemps tenu un journal intime, enfant, adolescente, et jeune adulte. C'est un genre qui m'a toujours intéressée. Comme beaucoup de filles, j'ai été influencée par le journal d'Anne Franck, mais aussi par les écrits de Philippe Lejeune sur les diaristes. Sans compter les journaux plus ou moins célèbres que j'ai tant eu de plaisir à lire : celui de Gide, d'Hélène Berr, de Matzneff, des frères Goncourt, d'Hervé Guibert, de Jérôme Attal... Un jour, je m'attaquerai à celui d'Amiel.
Depuis mes 30 ans, j'écrivais de loin en loin, mais j'en ressentais moins le besoin. Et puis, en fin de trentaine, les enfants sont arrivés. Avec eux, l'envie de fixer de nouveau la vie qui passe. J'ai évidemment moins de temps pour moi -mais aussi, encore une fois, moins de motivation. Heureusement, quelques journaux "pré-mâchés", anglosaxons et originaux, semblent faits pour les gens comme moi.
J'ai donc acquis récemment, aux éditions ChronicleBooks, le "One line a day, a 5 year memory book".
Le concept est simple et astucieux : il s'agit d'un journal comprenant une page par jour, du 1 janvier au 31 décembre. Chaque page comporte 5 emplacements, un par année. Le but est donc d'écrire quelques lignes par jour, jour après jour, année après année, et de comparer sur 5 ans ce qui s'est passé ce jour là.
J'ai pris la version "maman", rose layette et un poil kitsch, mais le bleu de la version classique ne me plaisait pas :
J'attends également la sortie en français, imminente, du Keel's simple diary, avec ses cases à cocher et ses questions humoristico-philosophiques :
Je n'en pense rien pour l'instant, mais j'en parlerai de nouveau quand j'aurai la bête entre les mains !
Un lundi à Paris
Cédric ne travaillant pas hier, je l'ai laissé en tête-à-tête avec Gaspard pour filer à Paris avec mon fils aîné. Je devais y aller seule, mais sachant que je devais prendre le train, Augustin m'a suppliée de m'accompagner. Je n'ai pas pu résister et j'ai emmené mon grand petit garçon, sans sa poussette, dans le quartier qui l'a vu naître.
La joie du départ à la gare, en regardant passer les trains qui se succèdent de quai en quai :
Retour aux sources :
(Oui, je sais, on ne se traîne pas par terre dans le métro...)
Déjeuner au restaurant (celui de l'hippopotame, idéal pour un troizans) :
Flânerie à la Fnac Montparnasse, et achat du "dîner fantôme", de Jacques Duquennoy. Augustin me réclamait depuis plusieurs jours un livre fantôme, et celui-ci a eu l'air de lui plaire autant qu'à moi. L'histoire de fantômes qui apparaissent, disparaissent, se colorent au fil des breuvages et mets ingurgités lors d'un dîner plutôt convivial. Le texte est vif et enlevé et les illustrations soignées. Je le conseille !
Au terme de cette journée bien remplie, mon boulou était assez fatigué ; il a repris des forces dans le train du retour en dégustant une banane, avant de retrouver avec une joie partagée son petit frère, qui n'a eu de cesse de guetter "Au'gu'tin" dès le lever de sa sieste.
J'ai besoin de ma dose de bitume , de métro, de sud de Paris à intervalles régulier. Pour mieux y revenir ? Les sentiments sont mêlés, je ne sais pas, nous ne savons pas, nous caressons l'idée, elle est là et cela suffit à m"apaiser.
La ville éternelle
Des citronniers, des orangers. Du ciel bleu comme on en a que dans le sud. Des immeubles ocres, des façades saumon et marron. Des ruelles étroites, du linge qui sèche sur des fils. Des pizze fines et croustillantes, blanches ou à la tomate, du Forno de la place Campo dei Fiori. Des sablés tendres à la confiture d'abricot, poudrés de farine, ainsi que des rochers cocos d'un moelleux incroyable. De jolies cartes imprimés pour le baptême de Gaspard. Du vin rouge de Cerveteri, du Campari en rentrant de balade, en donnant le bain aux enfants. Des gnocchis frais et un voile de parmesan -pas très italien le parmesan sur les pâtes, mon beau-père grince des dents à chaque fois, mais c'est mon péché. Des promenades en vélo-voiture au parc de la ville Borghèse. Des glaces au chocolat pour Augustin, surtout sur les joues, le museau, et les mains. Santa Maria in Trastevere, souvenir du mariage de mon frère il y a plus de 10 ans déjà, mon dieu, le temps. Le jardin botanique dans le parc de la villa Corsini, ses palmiers, ses tapis de pâquerettes, ses cent parfums. Rome !
De petits pas et quelques mots
Gaspard marche depuis fin janvier, je n'ai pas retenue la date, mais je ne me lasse pas de le voir arpenter fièrement l'appartement sur ses petites jambes à moitié assurées.
Cela ne va pas sans quelques incidents : une arcade sourcillière fendue, quelques bleus sur les pommettes... Gaspard est grand et tombe lourdement de sa hauteur. Il se réfugie souvent dans nos bras pour se consoler de ces incidents de parcours, avant de repartir de plus belle vers son indépendance toute neuve.
Il dit plein de mots que je note ici pour ne pas les oublier : papa, maman, pain, lait, pâtes, ba'bapa, encore, voilà, oui-oui, compote...
Le printemps timide qui fait son apparition - pour de bon j'espère-, nous fait revenir au parc Semallé, déserté l'hiver pour cause d'humidité. Les enfants s'y défoulent, et je ne suis pas la dernière à participer à leurs jeux, d'autant plus qu'ils demandent encore, vu leur jeune âge, une attention constante.
Il va sans dire que jes adore, mais... j'ai le droit de dire que je suis trèès fatiguée ? :)
Augustin's Circus Party
Augustin a fêté ses 3 ans dimanche dernier.
A l'honneur de ce 15 janvier : le cirque !
J'ai du confectionner des invitations en urgence, celles commandées sur Zazzle n'étant pas arrivées dans les délais.
J'ai enchaîné par un mini cadeau de remerciement, lové dans une pochette d'allumettes.
Il s'agissait d'un marque-page magnétique, trouvé par hasard cet hiver en furetant chez Habitat.
Pour la table, du My Little Day, du Bogato, du Rice, de l'emprunté (présentoir à bonbons Casa).
J'ai testé l'emporte-pièces Brigitte Keks, plutôt rigolo à utiliser, avec son alphabet façon scrabble :
J'ai 20 ans d'écart avec ma soeur, mais on a parfois le même âge mental (5 ans) :)
Le temps retrouvé
Proust a mis en mots l'afflux de souvenirs que procurent un vêtement ou un paysage soudain retrouvés. Pas besoin de l'avoir lu pour savoir ce que représente "une petite madeleine" dans l'esprit de chacun.
J'ai mémoire d'une crème cosmétique Lancaster utilisée en Californie qui me plonge en transes les rares fois où je sens encore son parfum. L'énergie et la liberté que m'ont apportées ces 3 semaines seule entre San Francisco et Los Angeles tiennent dans ce petit pot hélas disparu.
Je voulais absolument associer à la naissance de Gaspard une odeur particulière qui me replongerait pour toujours dans les journées intenses que j'allais vivre pour la seconde fois de ma vie.
J'ai choisi un gel douche au Monop' de l'avenue du Général Leclerc. Je l'ai testé quelques jours avant l’accouchement : son odeur ne tenait pas sur la peau.
Petite déception, vite balayée par les derniers jours de grossesse, lorsqu'il y a tant à faire et à penser.
La madeleine s'est finalement imposée toute seule, sous la forme d'un livre. J'avais voulu fabriquer un souvenir, la vie m'a rappelée que l'imprévu remue plus durablement le coeur.
J'apprécie Catherine Cusset depuis plusieurs années, malgré l'agacement qu'elle suscite en moi : je suis fascinée par son impudeur à raconter vie sexuelle ou radinerie avec une précision presque clinique, dans un style fluide, concis, et assez élégant. J'aime sa façon de voguer d'anecdote en anecdote, à la façon d'une Nathalie Sarraute dans Enfance. On plonge dans ses récits en assistant littéralement aux scénettes qu'elle décrit. J'ai donc acheté "Un brillant avenir" -son dernier roman à l'époque- sans une hésitation, certaine qu'il me distrairait.
Happée par le destin d'Elena, entre Roumanie, France et Etats-Unis, j'ai eu du mal à lâcher le livre alors que j'entrais en salle de travail, vaincue par les contractions. L' anesthésiste m'a doucement retiré mon bouquin des mains à 1h du matin, et je lui en ai brièvement voulu. Naissance. Le lendemain matin, une fois restaurée, Cédric parti et mon nouveau bébé endormi dans son berceau, je me suis replongée avec délices dans mon livre. Je savais que je devais dormir, me reposer, surtout après ces dernières nuits blanches, mais je ne pouvais pas. C'était plus fort que moi. J'ai lu toute la matinée.
J'ai fini le livre en rentrant à la maison, entre deux biberons.
Moi, la petite fille, qui, selon la légende de sa mère "lisait même quand on la coiffait", la lectrice assidue qui n'a jamais lâché ses livres et que les livres n'ont jamais lâchée, quelles que soient les circonstances, celle qui s'est vue reprocher, lors d'une dispute "de ne savoir rien faire d'autre que lire", est celle qui a lâché son roman en salle d'accouchement, pour le reprendre à peine remontée dans sa chambre.
Je ne sais pas s'il faut en sourire ou en être consterné. Peut-être cela n'a-t-il aucune importance. L'essentiel étant que je l'ai, mon souvenir, rangé dans la bibliothèque, et que je le feuillette à l'envie : ses pages murmurent la fin d'octobre 2010.
En attendant Noël
Quelques branches du parc, du masking tape, du fil de nylon, des étoiles en papier doré collées sur du carton puis découpées au cutter... J'ai bricolé pendant la sieste des enfants, afin que Noël s'installe chez nous :
Augustin s'extasie devant les guirlandes lumineuses et les sapins des rues, ponctuant chaque découverte d'un "Tu as vu le Père Noël ?" . Il confond encore un peu tout mais l'attente est bien là. L'an prochain, nous irons voir les illuminations du boulevard Haussmann - mon père nous y emmenait rituellement mon frère et moi- et nous ferons un calendrier de l'avent.
Gaspard's party
Un drame familial nous a fait reculer la petite fête d'anniversaire de Gaspard, qui a fêté ses 1 an en famille à 13 mois piles.
Cookies aux smarties, chamallows aux chocolats, Vouvray, ballons, et cadeaux ont été au rendez-vous pour cette réunion intime et douce autour des enfants.
Encore une fois, happy tous pleins mon Gasparou... Que la route te soit belle et douce.
JolieBox décembre 2011
J'ai reçu ce matin ma première JolieBox, celle de décembre.
Le concept fait fureur, mais je rappelle le principe pour celles qui y auraient échappé sur la blogosphère : pour 13 euros/mois, on reçoit une boite beauté contenant 5 produits format voyages, selectionnés parmi les marques partenaires de la Box.
J'ai reçu un mascara Laura Mercier : j'apprécie la marque, mais je ne porte pas de mascara. C'est l'occasion de m'y (re)mettre en ce mois de fêtes. Un sérum génifique Lancôme (7 ml) activateur de jeunesse, le produit qui me fait le plus plaisir dans cette box . Une crème mains peau séche (10 ml) l'Occitane, que j'utiliserai également. Une eau micellaire Une, qui sera testée dès ce soir. Une eau fraîche Caudalie "Zeste de Vigne", pas vraiment de saison, mais pourquoi pas, même si je suis fidèle à mon parfum, surtout en hiver.
En bonus, deux échantillons de parfum Lancôme (aucun intérêt pour moi) et un petit pinceau correcteur estampillé JolieBox qui peut toujours servir.
J'ai l'impression que le contenu de la JolieBox sera différent selon les envois puisque le mag de décembre recense 3 eaux Caudalie différentes, deux crèmes Une en plus de l'eau micellaire que j'ai reçue, un démaquillant Payot, un soin régénérant et une eau micellaire Taaj. Ca tire sur les stocks ?
En résumé, une box conforme à ce que j'attendais pour 13 euros, avec les 2/3 des produits qui me plaisent, même si je m'attendais à un coup d'éclat pour Noël. Rien que pour l'effet surprise et découverte, je continuerai à acheter la JolieBox pour ma part.
En préparant Noël
Voici ce que Gaspard et Augustin trouveront au pied du sapin :
- Des cubes Uncle Goose. Je les lorgne depuis longtemps sur la blogosphère, mais ils sont peu distribués en France. Je ne me voyais pas mettre 45 euros dans un jeu de cubes américain, même de qualité (encre inoffensive, bois de tilleul...)
Je les ai finalement trouvés en version italienne ou allemande à 25,50 euros, neufs, sur Ebay. J'ai choisi les cubes italiens, origines familiales des enfants (et de leur papa) obligent :
- Le livre de mon doudou, avec Nounours, le confident d'Augustin, en vedette. Vous envoyez 3 photos du doudou ici, et vous recevez votre livre personnalisé quelques jours plus tard.
J'ai hâte de voir la réaction d'Augustin découvrant ces pages...
- Un train en bois Ikea, dont j'ai pu admirer le design et la solidité à la halte-garderie :
Je suis preneuse de toutes sortes d'idées de jouets beaux et originaux :)




















































