Je travaille de nouveau depuis février, après un arrêt de 4 ans (grossesse du deuxième et congé parental).

J'ai beaucoup angoissé pour cette reprise : je gardais Augustin depuis ses 1 an, Gaspard depuis sa naissance. Heureusement, j'avais trouvé la super nounou, celle que je croisais régulièrement à l'école, avec laquelle j'ai beaucoup échangé avant de lui confier mes enfants.

Elle gardait déjà la meilleure amie d'Augustin et son petit frère, dans un appartement juste derrière ma rue. Autant dire que les conditions idéales étaient réunies.

J'ai retrouvé un emploi (un CDD, air du temps oblige) moins intéressant que celui que j'avais avant, mais dans ma ville -gros avantage !- et dans un cadre magnifique, qui tranche complètement d'ailleurs avec les locaux décrépis à l'intérieur.

La première semaine a été dure, j'ai pensé à tout arrêter pour  devenir assistante maternelle pour ne pas m'éloigner de mes petits de 3 et 5 ans, j'ai pleuré et déprimé. Mais je n'avais pas le choix financièrement : il fallait que je retourne travailler.

Finalement, nous avons vite pris nos marques et j'ai retrouvé avec plus de plaisir que prévu le monde du travail. J'avais quand même travaillé presqu'en continu de 24 à 38 ans, donc j'étais habituée, même si c'était la première fois que je travaillais avec mes deux enfants.

Mes fils ont 21 mois d'écart et j'en ai vraiment bavé les 3 premières années. J'étais seule pour m'en occuper, avec l'aide du papa le soir -mais qui rentrait souvent tard-, je n'avais personne à qui les confier pour souffler un peu et ça a été très dur de s'en occuper 24h/24, 7 jours sur 7.  J'ai cru que je n'en verrais jamais le bout.

Quand le deuxième est allé à l'école, le matin, j'ai eu 3 heures pour moi et j'ai eu le sentiment de revivre. Vraiment. C'est à ce moment là que j'ai commencé à entamer un régime pour perdre les 10 kgs qui me restent, à me racheter des vêtements... A penser à moi.

Je prends d'autant plus soin de moi maintenant que je travaille (même si j'ai fait une croix sur la plupart de mes chaussures à talons, surtout avec les pavés de ma ville).

Ayant changé radicalement de rythme, je  suis donc en mesure de répondre à la grande question : est-ce plus fatigant de travailler ou d'être à la maison ?

La réponse est simple : il est plus fatigant physiquement de travailler, mais plus fatigant nerveusement d'être à la maison avec des enfants non scolarisés.

Je suis contente, retrospectivement, d'avoir profité des premières années de mes enfants, de m'en être occupée comme bon me semble, à ma manière. Nous étions dans une bulle et nous avons tissé des liens très forts, qui j'espère dureront longtemps (je rêve peut-être ?). Reprendre le travail m'a fait du bien, même si je regrette d'être absente de chez moi de 8h à 19h. Je ne travaille pas le mercredi après-midi, mais ce n'est pas une demie-journée très reposante, même si elle fait plaisir aux enfants (et c'est pour cela que j'essaierai de la préserver).

En conclusion, j'encourage les mamans qui hésitent à reprendre une activité professionnelle à franchir le pas, car les nouvelles habitudes s'installent vite. Même si je sais que l'on peut parfaitement s'épanouir comme maman au foyer !